Déréliction, bourgeoisie, et autres inconséquences

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murdetissu@hotmail.com

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"Bousculer les gens est en dessous de SA dignité, la populace pousse, mais pas une violoniste, une altiste. SON instinct de propreté est extrêmement développé. Des corps sales forment autour d'elle une forêt de résineux. Bien sûr, la saleté corporelle, les effluves redoutables s'échappant des aisselles et des entrejambes, la légère odeur d'urine de la vieill


























 
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lundi, octobre 20, 2003  


08:55

 
Equinoxe de printemps

Tout le monde, en un 21 mars 1989.

Un exercice de nébulosité.

08:41

 
Détachement

S’agiter pour quelques bouffées, quelques goulées vite lampées-éjaculées. Tressauter d’échéances en frustrations, et enclencher ainsi l'absurde thésaurisation des années, engrangeant sans méthode ni discernement béatitudes imparfaites et désespoirs salvateurs.

Le temps n’existe pas depuis longtemps, mais l’épreuve de son discernement ininterrompu suffit à le rendre (in)supportable. Certains s’éreintent à ne pas remplir les heures. Le quotidien est encombrant. Contiguïté de l'impalpable.

J’observe le jeune adulte qui glapit et me délecte de son inconfort.

N’y aurait il pas d’autres moyens de se disperser ?

08:20

 
Euphorie d'inappartenance

C’est un peu cela. Lorsque la somme de nos émotions s’affaisse et que choient les gravats de ce chaos sur nos indigentes petites consciences, déjà réduites à la hantise de ce qui les précède ; lorsque l’être et le non-être, usés par la perçante contemplation des sages, réclament une hiérarchie, un considérant ; et lorsque la distanciation devient un automatisme presque physiologique, alors…

07:39

jeudi, septembre 11, 2003  
Quatuor, en vain

La lecture des blogs m'ennuie, je me suis lassé. Quelques-uns subsistent cependant, c'est le cas de Phil Revolte , D' Ann Enomy, de Carla ou encore celui de cet étrange médecin.


Je me demande distraitement qui serait susceptible d'être intéressé par une telle déclaration.

01:14

vendredi, août 22, 2003  
A moins que…

Je m’y remettrai peut-être demain.

Sans volonté et de résolutions en résolutions…

11:24

jeudi, août 07, 2003  
Musardises parisiennes

Paris Amoureux (sur une initiative d’Ava)

Je viens de parcourir l’intégralité de ce site. Quelques minutes de flânerie amusée, la journée s’annonce insaisissable. Légère peut être, aujourd’hui je me lasse d’avancer courbé.

02:05

mardi, août 05, 2003  


11:55

 
Suées

Je n’ai que faire de mes règlements et j’indispose le moindre de mes atomes. Ce franc constat est parfois accompagné de l’interrogation suivante : est-ce que la vie se justifie simplement en vivant ? (ou quelque chose d’approchant).
A vrai dire, c’est le genre de réflexion qui n’a plus prises sur moi…un souvenir agaçant, tout au plus…je me figurai que cela avait de l’importance, mais en fait, si l’on va bien au fond des choses…

Pour l’heure je me liquéfie consciencieusement, et je crains que cet épanchement ne soit difficile à résorber.

11:55

mercredi, juillet 30, 2003  
30-31 juillet 2003

En ce moment quelque chose se passe. Un non-événement tragique ou une sorte de fêlure.

Etais-je veule ? Le dernier jour de juillet approche cependant que je m’éloigne. A la dérive peut-être.

13:17

dimanche, juillet 27, 2003  
Déambulation hors de la trajectoire sociale.

Pour m’affranchir de l’aliénation boueuse dans laquelle je barbote depuis des mois et qui mouchette de sanglots sombres et gluants mon orgueil, je me suis livré à un étonnant sacrifice. C'était il y a quelques semaines.

Un soir donc, alors que je rentrai d’une réception que trop de faste avait rendu fastidieuse et dont les hôtes n’avait connu mon nom que par ces hasards de dernière minute qui pondèrent les contretemps les plus fâcheux et les incertitudes les plus médiocres (recommandé sans doute par une connaissance qui n’a depuis pas osé me confesser ce méfait - que voulez-vous ! à l’époque on me reconnaissait encore une certaine tenue et une compagnie assez estimable, quelques vertus de salon dont je me suis dépareillé depuis), l'envie me vînt d'emprunter un autre itinéraire que celui qui mène habituellement à ma demeure. Quelques détours en somme (sans doute avez-vous remarqué mon inclinaison pour les promenades).

Je me raccompagnais donc, ivre et digne comme il convient en de pareilles circonstances, lorsqu’une vision, aussi fugitive que par la suite son emprunte fût tenace, vint entraver l’écoulement paisible de mes pensées. Il ne s’agissait ni d’une de ces tentatives de démembrements barbares (énucléation, entre-autre réjouissance..) dont je m’éprenais parfois les nuits de grand tourment, ni de la perspective de ces « nouvelles vies » que j’imagine loin du monde et dépourvues de parisianismes, encore moins d’intentions suicidaires (à quoi bon s’anéantir une nouvelle fois ?) . Non, le dessein vers lequel les entrelacs de la nuit et des liqueurs m’accompagnaient semblait à vrai dire bien plus terrifiant que les délires psychotiques(auxquels je n’accorde désormais qu’une considération distraite) qui procèdent en général de mes sombres humeurs.

Avant d’aller plus loin (et puisqu’il me faut marquer, à mon grand regret –aurais-je l’envie de reprendre la relation de cet épisode au combien désagréable de ma vie / et puis rappelez-vous mes inconstances !- une césure) , il convient de préciser que quoique cet événement ait révolutionné, il ne fût toutefois qu'un échec. Un de plus en la matière.

13:19

 
Temps décolorées

Pas encore dormi cette nuit. Difficile d’insuffler à cette journée un quelconque relief, ce qui est bien. Je ne suis pas tout à fait sûr de m’ennuyer, ce qui finalement n’est pas mal non plus. Ma neurasthénie me porte; en même temps, je la reprends à mon compte, instants par instants. Voilà ma façon d’être-dans-le-monde et je m’efforce d’y mettre de la conviction.

Tout de même, je m’interroge sur les périls qui menacent une conscience de soi trop discontinue. Je pense par soubresaut et ne me saisis qu’à l’occasion. Cette dépendance à l’opportunité me trouble en ce sens qu’elle réduit ma réflexivité à un jouet contingent et capricieux. J’aimerai disposer à loisir de la faculté de me réinjecter dans certains paradigmes. En bref, revenir à l’essentiel une bonne fois pour toutes.

Faire le deuil de mes croyances, par exemple. Parfois je pense que ma jeunesse m’accable (aucun rapport avec mon âge, évidemment), que j’avance les yeux fermés.

06:28

 


06:28

 
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